Carcinome basocellulaire vs. carcinome épidermoïde : différences clés et traitement

Plus de 5 millions de cas de cancers de la peau non mélanome sont diagnostiqués chaque année aux États-Unis, selon l'American Cancer Society. Parmi eux, 80 % sont des Carcinome basocellulaireUn type de cancer de la peau qui se développe à partir des cellules basales de l'épiderme, représentant environ 80 % des cancers de la peau non mélanome. et 20 % des Carcinome épidermoïdeUn type de cancer de la peau qui se développe à partir des cellules squameuses, avec un risque plus élevé de métastase..

Origine et développement

Le carcinome basocellulaire (BCC) naît dans la couche inférieure de l'épiderme, appelée stratum basale. Ces cellules se renouvellent constamment pour former de nouvelles cellules qui remontent vers la surface de la peau. Le carcinome épidermoïde (SCC), quant à lui, se développe dans les cellules squameuses situées dans la couche supérieure de l'épiderme. Les deux cancers proviennent principalement de l'exposition cumulative aux rayons UV, avec 80 % des cas sur des zones exposées comme le visage, le cou ou les mains.

Symptômes visuels

Les symptômes diffèrent nettement entre les deux types de cancers :

Carcinome basocellulaire (BCC)

  • Boules brillantes et nacrées (70 % des cas)
  • Plaies persistantes qui ne guérissent pas (20 %)
  • Zones cicatricielles ou pâles (10 %)

Carcinome épidermoïde (SCC)

  • Croissances fermes et en dôme (45 %)
  • Lésions verruqueuses ou squameuses (25 %)
  • Taches rouges écailleuses (20 %)
  • Plaies saignantes ou croûtées (10 %)

Taux de croissance et métastase

Le carcinome basocellulaire croît lentement, environ 0,5 à 1 cm par an. Il métastase dans moins de 0,1 % des cas. Le carcinome épidermoïde progresse plus rapidement, entre 1,5 et 2 cm par an, et métastase dans 2 à 5 % des cas. Dans les zones à haut risque comme les lèvres ou les oreilles, ce taux peut atteindre 14 %.

Visage avec nodule brillant et plaque squameuse sous lumière solaire

Facteurs de risque

Les deux cancers touchent principalement les personnes à peau claire avec une exposition solaire importante. 85 % des cas surviennent après 50 ans. Le BCC affecte légèrement plus les hommes (55 %) que les femmes (45 %), tandis que le SCC montre un déséquilibre plus marqué (65 % d'hommes, 35 % de femmes), probablement lié à des professions en extérieur.

Traitement et pronostic

La chirurgie de Mohs atteint 99 % de taux de guérison à 5 ans pour les BCC primaires, contre 97 % pour les SCC. Les traitements topicaux comme la 5-fluorouracile sont efficaces pour 60-70 % des BCC superficiels, mais seulement pour 40-50 % des SCC. L'immunothérapie cemiplimab (Libtayo) a été approuvée pour les SCC avancés, avec 47 % de taux de réponse contre 20 % avec la chimiothérapie historique.

Prévention

L'utilisation quotidienne de sunscreen réduit le risque de BCC de 40 % et de SCC de 50 %. Cette différence montre que le SCC est plus lié à l'exposition solaire cumulative, tandis que le BCC est plus associé à des coups de soleil intenses et occasionnels.

Femme appliquant écran solaire, chapeau et lunettes, avec bouclier contre les UV

Avancées récentes

Les recherches de Johns Hopkins révèlent que 90 % des SCC présentent des mutations TP53 contre 50 % des BCC, expliquant leur comportement plus agressif. Des outils d'IA en dermoscopie atteignent 94 % de précision pour différencier les deux types de cancers. La National Comprehensive Cancer Network a introduit 12 marqueurs génétiques pour évaluer le risque de métastase du SCC.

Comparaison détaillée

Comparaison entre carcinome basocellulaire et carcinome épidermoïde
Caractéristique Carcinome basocellulaire (BCC) Carcinome épidermoïde (SCC)
Origine Cellules basales de l'épiderme Cellules squameuses de l'épiderme
Taux de métastase < 0,1 % 2-5 %
Taux de guérison à 5 ans (chirurgie de Mohs) 99 % 97 %
Reconstructions nécessaires 28 % des cas 45 % des cas
Fréquence des suivis 1,2 rendez-vous en moyenne 1,8 rendez-vous en moyenne

Questions fréquentes

Quel est le cancer de la peau non mélanome le plus courant ?

Le carcinome basocellulaire (BCC) est le plus courant, représentant environ 80 % des cancers de la peau non mélanome. Il est aussi le cancer le plus fréquent chez l'homme dans le monde entier. Son taux de métastase est extrêmement faible (< 0,1 %), ce qui le rend moins agressif que le carcinome épidermoïde.

Le carcinome épidermoïde est-il plus dangereux que le basocellulaire ?

Oui, le carcinome épidermoïde (SCC) présente un risque de métastase 10 fois supérieur au BCC. Bien que les deux cancers soient guérissables à 90 % lorsqu'ils sont détectés tôt, le SCC a un taux de survie à 5 ans de 95 % pour les cas localisés, mais chute à 25-45 % en cas de métastase. Les sites à haut risque comme les lèvres ou les oreilles augmentent considérablement ce risque.

Comment prévenir ces cancers ?

La protection solaire est essentielle. L'utilisation quotidienne de sunscreen avec un indice SPF 30+ réduit le risque de BCC de 40 % et de SCC de 50 %. Évitez l'exposition entre 11h et 16h, portez des vêtements protecteurs et des lunettes de soleil. Les personnes à peau claire, les transplantés d'organes ou celles ayant déjà eu un cancer de la peau doivent consulter un dermatologue tous les 3 à 6 mois.

Quels sont les signes à surveiller sur sa peau ?

Pour le BCC : une boule brillante ou nacrée, une plaie qui ne guérit pas après 4 semaines, ou une zone cicatricielle sans cause apparente. Pour le SCC : une croissance ferme en dôme, une lésion squameuse ou verruqueuse, ou une plaie qui saigne facilement. Toute modification récente d'une tache existante doit être vérifiée par un professionnel.

Peut-on traiter ces cancers avec des crèmes ?

Oui, mais uniquement pour certains cas de BCC superficiels. Les crèmes à base de 5-fluorouracile ou d'imiquimod ont une efficacité de 60-70 % pour ces formes, mais ne fonctionnent que pour 40-50 % des SCC. Les SCC profonds ou agressifs nécessitent toujours une intervention chirurgicale ou une radiothérapie. Le traitement topique ne convient pas aux lésions de plus de 2 cm ou aux sites à haut risque.